Conseils de lecture

La Maison
21,00
par (Libraire)
22 août 2019

révélation rentrée littéraire!

Le thème de ce roman pourrait choquer, rebuter ou diviser … En effet, il est question de prostitution, de sexe, de corps mais taratata pas de chichi, inutile de se voiler la face, c’est un fait, ça existe, c’est même le plus vieux métier du monde si l’on en croit l’adage !
Et puis la force de la littérature ne réside-t-elle pas dans sa capacité à tout dire mais à le dire bien ? Si tel est le cas, alors le contrat est respecté ! Pour commencer, sachez que vous allez rire à gorge déployée autour de certaines scènes cocasses. Et derrière ces rires, Emma Becker donne matière à réflexion. Inévitablement, vous allez vous interroger et repenser votre rapport à « ce milieu-là », à ces femmes, aux rapports entre les hommes et les femmes de manière générale. Au fond, ce n’est pas un livre sur la prostitution, c’est un livre sur les hommes et les femmes, c’est un livre qui aime les corps et les âmes qu’ils soient beaux, abîmés, pervertis. Il y a moins d’amour et d’humanité dans les romans qui se revendiquent comme tels que dans ce roman où une femme fait la pute…


Baïkonour
18,00
par (Libraire)
22 août 2019

Un peu de douceur....

Un joli roman d’amour, une quête de sens et de soi. Après « Les déraisons », Odile d’Outrelmont nous enchante à nouveau avec ce deuxième roman, dans lequel, au malheur et au deuil répondent toujours l’amour et le refus de renoncer !
Une belle histoire pleine de charme qui fait chavirer les bateaux et les cœurs.


VIDALINA

Navarrete William

Collas

21,00
par (Libraire)
20 août 2019

« Vidalina », titre du dernier roman de William Navarrete, auteur cubain résidant en France, est aussi le prénom de cette femme prise dans le « siège insondable de l’histoire » de Cuba. Vidalina est l’arrière-grand-mère d’Elba, qui tente de quitter l’île pour rejoindre ses enfants exilés aux Amériques. Nous sommes en 2006. Pour quitter La Havane, Elba veut profiter d’une loi surnommée « loi de récupération de la mémoire historique » qui permet de récupérer la nationalité de ses parents ou grands-parents de nationalité espagnole et ainsi quitter le pays. Cette loi est pour l’auteur un prétexte à remonter le fil de « son » histoire à travers plusieurs générations d’hommes et de femmes, de 1868 à 2010. On alterne ainsi les chapitres du roman d’une époque à l’autre.
Vidalina Ochoa Tamano avait été bannie et déportée sur l’île des Pins en 1868 où « d’après la rumeur, elle avait tué un officier espagnol ». Etait-ce la véritable raison de ce bannissement ? Y-avait-il une autre raison ? « En tout cas, elle n’avait pas dû être une femme ordinaire, plutôt une héroïne parmi les milliers d’autres que les guerres ont anéanties sans que personne ne les rachète jamais, l’une des milliers de femmes dévouées que l’histoire a effacées comme si elles n’avaient jamais existé… »
L’auteur redonne vie à l’ensemble de ces femmes d’origines cubaines qui ont mené le combat contre les guerres et les oppresseurs (d’Espagne et des Amériques). La vie n’est pas un long fleuve tranquille, là non plus … mais William Navarrete sait donner à ses personnages, aux lieux qu’il décrit (La Havane, Holguín, ville de naissance de Vidalina, Las Tunas et sa légende du chevalier décapité, Nueva Gerona, Cirat, Miami ...) une force et une humanité incroyable. Délectons nous aussi de quelques spécialités cubaines parsemées ici et là comme ces raviolis fourrés à la viande hachée et aux bananes plantain sur un lit de haricots noirs à la crème à s’en lécher les doigts.


Les confidences
18,00
par (Libraire)
7 août 2019

"Lisez-le."

La rentrée littéraire s’apprête à déverser ses containers de romans et avec son arrivée, une angoisse récurrente du libraire remonte à la surface : les autres romans, ceux qui sont parus en hiver, au printemps, voire même en été vont être balayés, engloutis et disparaître…

C’est comme ça, c’est le jeu avec ses règles cruelles dont on pourrait causer longuement, mais le temps manque. Une mission de sauvetage urgente m’attend : sauver « LES CONFIDENCES » DE MARIE NIMIER ! Paru en mars chez Gallimard. Je viens seulement de le lire (de cela aussi, nous pourrions débattre mais on n’a pas le temps, décidemment).

Bref, je l’ai dévoré et aimé, profondément aimé, sourire aux lèvres et émotions constantes. C’est à un exercice curieux, original, intime, talentueux, vrai et tendre que s’est livrée l’auteure… Mais le temps presse, lisez-le.


Rupture(s)

L'Observatoire

16,00
par (Libraire)
18 mai 2019

Claire Marin est philosophe. Elle se consacre depuis plusieurs années aux questions du corps en souffrance et de l’éthique médicale. Chaque livre de Claire Marin est une invitation à penser, à nous questionner. Avec ce nouvel essai, elle nous offre l’occasion de penser le rapport aux ruptures : ruptures familiales, amoureuses, ruptures dues à la maladie ou au vieillissement et bien d’autres encore. Convoquant philosophes, romanciers, poètes, ce nouvel essai est une fois de plus remarquable d’intelligence et de beauté ! Lire Claire Marin rend plus vivant, plus conscient, plus humain !
A lire du même auteur : Hors de moi, éditions Allia (6,50€) !