Je, d'un accident ou d'amour

Je, d'un accident ou d'amour

Loïc Demey

Cheyne éditeur

  • par (Libraire)
    21 novembre 2016

    Coup de cœur d'Estelle !

    Une rencontre : on se passion, on s’amour. Lui, Hadrien, elle Adèle. Texte singulier et désaccordé mais d’une beauté délicate et d’une musicalité imprévue. Une surprise dans le livre, un indice sous vos yeux.


  • par (Libraire)
    30 juin 2015

    C'est un petit éloge de la rencontre amoureuse ; ça se passe entre Adèle et Hadrien. Ce sont ces deux-là qui vont tomber en amour, le langage dans le fossé. Cette dislocation de la phrase se prête si parfaitement à ce mélange d'aphasie et de timidité niaise qui emplit les cœurs des futurs amants, que Loïc Demey nous met la banane, par miroir, tout au long de ces pages. C'est pétillant et joyeux, pour les gros durs, pour les midinettes, ça se lit à voix haute et se murmure à l'oreille de qui l'on veut, ça se déchire et se lance au vent, ça s'apprend par cœur, ça se grave aux murs des villes... C'est un livre à avoir et à être. C'est un coup de cœur en forme de boule de neige.


  • 17 juin 2015

    Est-ce une nouvelle ou un poème? Je n'ai pas la réponse mais ce court texte (ou nouvelle) est un OVNI. L'histoire est celle d'une rencontre entre Hadrien et Adèle au parc du jardin du Luxembourg. Un coup de foudre immédiat. S'en suivent des promenades, des discussions, le premier baiser échangé et un accident pour Hadrien. Ses verbes se sont envolés. Qui de l'amour ou de l'accident a déclenché ces symptômes chez lui? Et Hadrien raconte. Un récit sans aucun verbe où les mots se mélangent.

    "Excès d'août. Je me lit, je me draps et les rideaux tirés. Je me cigarette roulée et m'absence la force de dehors. J'invention une maladie au bureau. Je me fièvre et me courbatures, je me vomissements : probable insolation. Plus rien d'importance depuis cette fille sur une chaise verte du jardin du Luxembourg, voiliers miniatures et lecture de poche. Instinctivement, je pas vers elle et lui paroles futiles. Le soleil d'abord, la chaleur ensuite. McEwan enfin. Elle me réponses courtes, elle se mèche de cheveux châtains et fins derrière l'oreille. Elle se surprise puis me spontanément. « Oui », « bon ». « Sur la plage de Chesil ». Je causeries d'autres choses, de musique. D'elle. Je lui proposition d'un café en terrasse, elle acceptation si un thé. Vert."

    L'intuition prend le relais, on imagine la phrase, on complète avec ses propres mots et chaque lecteur en fera son propre texte. Ce qui frappe, c'est la poésie et les sensations qui en surgissent : "On s'été, on s'éther. On s'éternité". Le procédé n'est pas lassant, il délie le langage et sublime l'amour.

    Ce livre est une expérience à part, une petite friandise à déguster sans modération! C'est frais, original et terriblement réussi !


  • par (Libraire)
    14 février 2015

    Coup de coeur de Céline

    Ce pourrait être un énième livre qui raconte l’histoire banale d’une rencontre amoureuse de deux jeunes gens dans notre bonne vieille capitale, ville lumière et romantique, mais ce serait sans compter sur l’extraordinaire talent de Loïc Demey !
    Avec une plume pour le moins novatrice et originale, ce jeune écrivain a décidé de nous servir une jolie romance en ôtant tout verbe. Et ça fonctionne à merveille! C’est fluide, rythmé, brillant et enjoué. Les adjectifs, les noms même les adverbes se transforment en verbe comme par enchantement, la lecture a quelque chose d’hypnotique. On sort de ce livre, un sourire béat aux lèvres, comme ayant traversé une expérience douce et insolite, avec l’envie de la faire partager à tous les amoureux des mots !
    Notons qu’à l’origine de cet exercice de style, c’est une découverte de l’œuvre Ghérasim Luca qui a donné l’envie à Loïc Demey d’écrire « Je d’un accident ou d’amour »….tout est dit !


  • par (Libraire)
    23 janvier 2015

    Coup de coeur de Rémi

    Dans une très belle interview, Charles Juliet confiait que son rêve d'écrivain était de pouvoir composer un jour un poème qu'on pourrait murmurer le soir dans l'oreille de la femme qu'on aime.

    En voici un. Je, d'un accident et d'amour est un poème qui nous plonge dans la fulgurance d'un amour aussi intense que bref entre Hadrien et Adèle.

    La rencontre bouleverse tant Hadrien qu'il en perd ses verbes, et que ses mots se confondent et se mélangent. Au delà de l'exercice de style, c'est avant tout les sensations, les impressions et la moelle même de la rencontre qui nous saute au visage !

    Un texte superbe.

    Un petit passage pour la route:

    On ne se mensonge pas. Elle et Martin, Delphine et Je. Mais nous, ici et uniquement. On se silencieusement, on se délices de l'instant.
    Elle se saphir dans le regard, paupières précieuses et clignements.
    Je la lèvres. Enfin.