Olivier H.

VIDALINA

Navarrete William

Collas

21,00
par (Libraire)
20 août 2019

« Vidalina », titre du dernier roman de William Navarrete, auteur cubain résidant en France, est aussi le prénom de cette femme prise dans le « siège insondable de l’histoire » de Cuba. Vidalina est l’arrière-grand-mère d’Elba, qui tente de quitter l’île pour rejoindre ses enfants exilés aux Amériques. Nous sommes en 2006. Pour quitter La Havane, Elba veut profiter d’une loi surnommée « loi de récupération de la mémoire historique » qui permet de récupérer la nationalité de ses parents ou grands-parents de nationalité espagnole et ainsi quitter le pays. Cette loi est pour l’auteur un prétexte à remonter le fil de « son » histoire à travers plusieurs générations d’hommes et de femmes, de 1868 à 2010. On alterne ainsi les chapitres du roman d’une époque à l’autre.
Vidalina Ochoa Tamano avait été bannie et déportée sur l’île des Pins en 1868 où « d’après la rumeur, elle avait tué un officier espagnol ». Etait-ce la véritable raison de ce bannissement ? Y-avait-il une autre raison ? « En tout cas, elle n’avait pas dû être une femme ordinaire, plutôt une héroïne parmi les milliers d’autres que les guerres ont anéanties sans que personne ne les rachète jamais, l’une des milliers de femmes dévouées que l’histoire a effacées comme si elles n’avaient jamais existé… »
L’auteur redonne vie à l’ensemble de ces femmes d’origines cubaines qui ont mené le combat contre les guerres et les oppresseurs (d’Espagne et des Amériques). La vie n’est pas un long fleuve tranquille, là non plus … mais William Navarrete sait donner à ses personnages, aux lieux qu’il décrit (La Havane, Holguín, ville de naissance de Vidalina, Las Tunas et sa légende du chevalier décapité, Nueva Gerona, Cirat, Miami ...) une force et une humanité incroyable. Délectons nous aussi de quelques spécialités cubaines parsemées ici et là comme ces raviolis fourrés à la viande hachée et aux bananes plantain sur un lit de haricots noirs à la crème à s’en lécher les doigts.

CE QUI EST MONSTRUEUX EST NORMAL
par (Libraire)
3 mai 2019

"Un texte bouleversant"

Ce petit livre est comme une lame de fond après la tempête de ce qu'a subi l'enfant : le réconfort, le bonheur d'entrevoir que l'école, la lecture et la littérature peuvent réparer les corps. Un texte bouleversant.

Le tour de l'oie
16,00
par (Libraire)
29 mars 2019

Simplicité, élégance, humanisme, poésie, voilà quelques mots qui résument l’œuvre du grand écrivain Erri De Luca. Chaque mot est minutieusement choisi pour que se tisse une pensée toute en simplicité et en raffinement. Erri De Luca est plus qu’un écrivain, c’est un penseur, un humaniste, un poète.
Dans son nouveau livre, il convoque un fils imaginaire devenu adulte, avec lequel il va partager, le temps d’une longue soirée, son rapport au monde, aux femmes, à l’écriture, au corps, à la nature, à la spiritualité… Tous ces thèmes qui lui sont chers. Avec humilité, Erri De Luca nous parle de lui et des Hommes. Un livre rare, riche, précieux, fondamental !

Dix-sept ans
20,50
par (Libraire)
13 septembre 2018

Excellent ! Prodigieux !

17 ans, l’âge ou Lina donne naissance à Eric (Fottorino). Plus tard, bien plus tard, et au moment où Lina délivre à ses trois fils un secret enfoui, c’est l’occasion pour l’auteur de revenir sur les lieux de son enfance à Nice. Un livre pétri d’émotion, d’amour pour cette petite mère bien vivante et qui a tant souffert.

Les corps ravis

Chemin de fer

12,50
par (Libraire)
5 avril 2018

"objet littéraire non identifié"

Justine Arnal, originaire de Lorraine, publie son premier livre pour notre plus grand plaisir. Un conte loufoque, intelligent, dérangeant, saisissant sur le thème de la féminité et de la maternité… L’utilisation abusive d’adjectifs serait tentante pour essayer de décrire cet OLNI (objet littéraire non identifié). Mais à quoi bon ? Puisque chacun y trouvera des résonnances, des émotions, des sensations différentes. Et comme s’il était nécessaire d’en faire encore plus, « Les corps ravis » est illustré par les aquarelles fantasmatiques, élégantes et modernes de Lola Deswarte (nouvelle crise « d’adjectivité aigue » !)… Et comme s’il était nécessaire de faire encore mieux, le tout est publié dans la très belle édition du Chemin de Fer !... Trop c’est trop !