Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Prix Médicis étranger 2013

Christian Bourgois

Conseillé par
19 novembre 2013

Mer, père

Que ce roman m'a mis mal à l'aise, à en avoir presque le mal de mer.....
L'auteur, en peu de pages, sait créer une ambiance sinistre. Imaginez : un homme seul en pleine mer, avec sa fille de 7 ans à bord, pendant une tempête.
Un homme que l'on devine au fil des pages être resté un enfant. Capable de naviguer, mais aussi de refaire sans cesse les mêmes erreurs sur son bateau. Et c'est entre ses mains que se trouve sa fille.
Un homme capable de convaincre sa femme de le laisser emmener Maria, alors que sa mère n'était pas consentante.

Un homme qui part quand la tempête approche, mais qui n'appellera pas les secours, car, dans son imagination, c'est comme cela qu'un père fait.
L'imagination, justement.....
L'image que je retiendrai :
Celle du lit vide de Maria dans la cale.

13,00
Conseillé par
19 novembre 2013

Album

Je déroge un peu à la règle de la BD du mercredi pour vous présenter un album.
Un album qui parlera aussi bien aux enfants qu'aux adultes, qui s'y reconnaîtront, sans doute.
Pauvre petite fille que son père oblige à faire de la contrebasse. Pas évident, quand on a 6 ans, avec ce gros instrument. Et que les cours de solfèges sont rébarbatifs (ça, c'est du vécu...).
L'illustration est pleine de clin d’œil humoristiques.
Bref, les enfants et moi avons passé un bon moment.
L'image que je retiendrai :
Celle des piles de livres sur lesquels est obligé de monter Charlotte, en équilibre instable, pour pouvoir jouer.

Conseillé par
19 novembre 2013

Adolescence, Italie

Voici un roman qui m'est littéralement tombé des mains.
D'abord parce que je ne suis pas fan des romans d'initiation (on va dire que j'ai passé l'âge). Ensuite parce qu'il ressemble pratiquement trait pour trait à son dernier roman "Les poissons ne ferment pas les yeux".
J'ai donc eu l'impression que l'auteur tournait en rond avec cette histoire de passage de l'adolescence, et je n'avais pas envie de relire la même chose sous la même plume.
L'image que je retiendrai :
Celle du Juif caché dans la cave de don Gaetano.

Conseillé par
19 novembre 2013

Enfance, famille

Jeanette écrit à la façon des petits papiers qu'il reste des livres que sa mère adoptive a fait brûler. Croyante convaincue, il ne devait y avoir dans sa maison que la Bible. Alors quand Jeanette introduit de la littérature anglaise, sa mère, Mrs W, décide de les brûler. Il n'en restera que des bouts de récits divers.
L'auteure écrit comme ceci, c'est à dire qu'il ne faut pas attendre une narration rectiligne. Elle élipse, revient sur un épisode, coupe ses paragraphes pour ne pas avoir à les finir.
Au départ, le récit tourne un peu en rond autour de son précédent roman (que je n'ai pas lu) "Les oranges ne sont pas les seuls fruits" qui a connu un immense succès en Angleterre. Puis l'auteure arrive à prendre le large, et le livre reprend souffle. Ouf....

Je ne suis malgré tout pas convaincue par ce roman. A cause essentiellement de sa forme.
L'image que je retiendrai :
Celle d'une petite fille obligée de dormir sur le pas de la porte, la nuit.

Robert Laffont

Conseillé par
19 novembre 2013

Afrique du Sud, apartheid

Un roman riche sur l'Afrique du Sud post-apartheid qui s'interroge sur cette période de son histoire.
J'ai trouvé le début très acrocheur, l'auteur sait construire une ambiance de suspens. Je me suis en revanche un peu ennuyée (mais si peu) au milieu du roman, l'auteur ayant déjà semé ses petits cailloux permettant d'imaginer l'histoire. Puis le suspens revient sur la fin du roman.
L'auteur y décrit toutefois un pays où il ne fait pas bon vivre, où tout le monde se méfie de tout le monde, le personnage principale, Clare, obligée elle-même de vivre dans une magnifique propriété grillagée.

J'ai appris que les prisons d'Afrique du Sud étaient dignes de celles d'Argentine (excepté la présence de l'armée française, mais enfin elle ne pouvait pas être partout....).
Une conclusion fort triste qui m'a fait quitter à regret les personnages qui ne connaîtront jamais les motivations profondes de leurs proches.
L'image que je retiendrai :
Celle du jardin de Clare dans sa seconde maison, jardin dans lequel elle ne peut pas faire pousser ce qu'elle veut de peur de heurter son jardinier.