L’Empereur Julien et l’histoire de l’Église au IVe siècle
Éditeur
Le Mono
Date de publication
Langue
français
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L’Empereur Julien et l’histoire de l’Église au IVe siècle

Le Mono

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  • Aide EAN13 : 9782491962685
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Le IVè siècle peut être regardé comme le véritable point de partage entre
l’antiquité et les temps nouveaux. C’est le moment où le christianisme, monté
sur le trône impérial, armé de la puissance politique, devenu religion d’état,
a consommé sa lente victoire, et en dépit de sourdes ou violentes résistances,
a fixé les destinées du monde. Le concile de Nicée, pour mettre fin à toutes
les incertitudes et aux inévitables oscillations de la raison flottant entre
tant de cultes et de sectes, arrête avec une rare précision un symbole qui
s’imposera sans conteste à tout l’Occident pendant des siècles. Il n’y a pas
eu dans l’histoire de changement plus durable, car malgré quelques accidents
historiques tels que la réforme, qui n’a pas rompu la chaîne des traditions,
la société moderne et contemporaine tient encore par mille liens visibles et
invisibles au grand événement qui s’est accompli sous le règne de Constantin.

Si Constantin eut un songe merveilleux après lequel il s’est voué à son Dieu,
Julien fera naturellement et sans malice l’inverse. Il en aura un semblable
avant de se consacrer aux siens. Ni l’un ni l’autre n’étaient des imposteurs,
mais leur imagination, exaspérée par la lutte, le péril et l’ardent esprit du
temps, voyait ce qu’elle avait intérêt à voir pour la défense de la cause
sacrée.

La foi, non la politique, égara Julien. Il fut la victime d’une passion
religieuse.

L’histoire se montrerait peut-être équitable, si elle cessait de flétrir
Julien du nom d’apostat. On pourrait facilement soutenir qu’il n’a jamais été
chrétien que par contrainte, et qu’il avait plus que tout autre des motifs
pour ne pas goûter les enseignements du christianisme, qui lui furent imposés
par son terrible tuteur, l’empereur chrétien Constance, le meurtrier de toute
sa famille.
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