Des garçons bien élevés

Des garçons bien élevés

Tony Parsons

La Martinière

  • 23 septembre 2016

    Angleterre, policier

    Un policier divorcé qui élève seul sa fille avec son jeune chien, un personnage attachant (même si il pratique la boxe, tout le monde n’est pas parfait). Il n’hésite pas à donner de sa personne pour découvrir la vérité.

    Un roman intelligent sur fond d’école ultra-élitiste.

    Réalité ou fiction : il existe un Musée Noir dans lequel sont conservés toutes les armes imaginées pour tuer des policiers.

    Un auteur que je découvre avec plaisir.

    L’image que je retiendrai :

    Dans la fameuse école huppée, Henri VIII avait fait enterrer ce qu’il avait de plus cher : ses chiens….

    http://alexmotamots.fr/?p=2136


  • par (Libraire)
    20 décembre 2015

    Un petit polar qui se déguste comme une bonne série policière anglaise de la BBC.


  • 2 décembre 2015

    À gorges déployées !

    Nouvel auteur anglais, pour moi qui ne suis pas vraiment un fan des romans policiers de la Perfide Albion. Malgré que je reconnaisse bien volontiers que certains auteurs, je pense à Martin Waitts et donc Tony Parsons, les ont fait remonter dans mon estime.
    Un prologue (1988) et trois parties, « Octobre #mortauxporcs » « Novembre. À quoi rêvent les morts » « Décembre. Perdu de vue », le tout en 38 chapitres sur pratiquement 430 pages que l’on ne voit pas passer.
    1988. Des garçons courageux, élèves d’une grande école, violent en réunion une jeune fille ; dans une dernière tentative de fuite, elle crève l’œil d’un de ses assaillants.
    L’inspecteur Max Wolf après avoir déjoué en désobéissant à sa hiérarchie un attentat terroriste commence une nouvelle carrière. Il fait dorénavant partie de la section « Homicides » et c’est un début en fanfare qui l’attend. Un banquier Hugo Randolph Buck est trouvé égorgé, du beau travail, mais avec quelle arme cette blessure a-t-elle été infligée ? Sur les lieux, un somptueux bureau, il découvre un simple mot écrit avec le sang de la victime « Porc ». Il interroge sa veuve, grande et belle russe, qui lui avoue qu’elle a surpris son époux avec la gouvernante, puis se dénude pour lui montrer son corps plein de bleus. Une femme battue.
    Changement d’univers pour le second cadavre, un SDF drogué, le mot « Porc » est aussi inscrit par terre. La même blessure, le même assassin ? Quel lien entre eux ? Et encore quelle arme est-elle capable d’infliger cette blessure ?
    Pendant ce temps sur Internet une journaliste écrit un papier au vitriol et affuble le tueur d’un surnom ce qui se fait beaucoup, « Bob le boucher ».
    Le SDF est identifié, Adam Jones, son lien avec Buck, l’école Potter’s Field. Wolf découvre rapidement qu’ils appartenaient à une sorte de clan de 7 « Soldats », groupe très uni ! Que sont-ils devenus ?
    Les morts vont se suivre, mais pas forcément se ressembler !
    Wolf ne se doute pas qu’il va falloir briser bien des portes et raviver bien des rancunes pour avoir la clé de l’énigme… le système scolaire britannique n’a pas que des qualités. Que vous soyez riches ou pauvres !
    Max Wolf est une figure très attachante, un peu à l’opposé des flics modernes, il élève seul sa fille avec amour, carbure au triple expresso et plus rarement aux boissons alcoolisées. Bref un brave homme !
    De très nombreux personnages, divisés grosso modo en deux catégories, les bons et les victimes ! Les policiers et les trépassés, plus, malgré tout, quelques seconds rôles, une journaliste Scarlet Busch où Peregrine Waugh, figure de proue et autoritaire de Potter’s Field, est sur place depuis des années et a très bien connu tous les garçons passés par cet établissement, des anciens combattants, des policiers dévoués et des gens cachant un terrible secret !
    Tous les ingrédients pour faire un excellent roman noir, très noir.
    Débuter un récit par un viol collectif suivi d’une vengeance très longtemps après est très en vogue cette année. Après l’écossais James Oswald avec « De mort naturelle », c’est au tour de l’anglais Tony Parsons d’exploiter le filon avec ce titre et la même réussite, deux très grands romans ! Des découvertes pour bien terminer l’année !
    En prime pour moi, une balade dans certains quartiers de Londres où j’ai travaillé durant trois ans.
    Extraits :


  • 2 décembre 2015

    À gorges déployées !

    Nouvel auteur anglais, pour moi qui ne suis pas vraiment un fan des romans policiers de la Perfide Albion. Malgré que je reconnaisse bien volontiers que certains auteurs, je pense à Martin Waitts et donc Tony Parsons, les ont fait remonter dans mon estime.
    Un prologue (1988) et trois parties, « Octobre #mortauxporcs » « Novembre. À quoi rêvent les morts » « Décembre. Perdu de vue », le tout en 38 chapitres sur pratiquement 430 pages que l’on ne voit pas passer.
    1988. Des garçons courageux, élèves d’une grande école, violent en réunion une jeune fille ; dans une dernière tentative de fuite, elle crève l’œil d’un de ses assaillants.
    L’inspecteur Max Wolf après avoir déjoué en désobéissant à sa hiérarchie un attentat terroriste commence une nouvelle carrière. Il fait dorénavant partie de la section « Homicides » et c’est un début en fanfare qui l’attend. Un banquier Hugo Randolph Buck est trouvé égorgé, du beau travail, mais avec quelle arme cette blessure a-t-elle été infligée ? Sur les lieux, un somptueux bureau, il découvre un simple mot écrit avec le sang de la victime « Porc ». Il interroge sa veuve, grande et belle russe, qui lui avoue qu’elle a surpris son époux avec la gouvernante, puis se dénude pour lui montrer son corps plein de bleus. Une femme battue.
    Changement d’univers pour le second cadavre, un SDF drogué, le mot « Porc » est aussi inscrit par terre. La même blessure, le même assassin ? Quel lien entre eux ? Et encore quelle arme est-elle capable d’infliger cette blessure ?
    Pendant ce temps sur Internet une journaliste écrit un papier au vitriol et affuble le tueur d’un surnom ce qui se fait beaucoup, « Bob le boucher ».
    Le SDF est identifié, Adam Jones, son lien avec Buck, l’école Potter’s Field. Wolf découvre rapidement qu’ils appartenaient à une sorte de clan de 7 « Soldats », groupe très uni ! Que sont-ils devenus ?
    Les morts vont se suivre, mais pas forcément se ressembler !
    Wolf ne se doute pas qu’il va falloir briser bien des portes et raviver bien des rancunes pour avoir la clé de l’énigme… le système scolaire britannique n’a pas que des qualités. Que vous soyez riches ou pauvres !
    Max Wolf est une figure très attachante, un peu à l’opposé des flics modernes, il élève seul sa fille avec amour, carbure au triple expresso et plus rarement aux boissons alcoolisées. Bref un brave homme !
    De très nombreux personnages, divisés grosso modo en deux catégories, les bons et les victimes ! Les policiers et les trépassés, plus, malgré tout, quelques seconds rôles, une journaliste Scarlet Busch où Peregrine Waugh, figure de proue et autoritaire de Potter’s Field, est sur place depuis des années et a très bien connu tous les garçons passés par cet établissement, des anciens combattants, des policiers dévoués et des gens cachant un terrible secret !
    Tous les ingrédients pour faire un excellent roman noir, très noir.
    Débuter un récit par un viol collectif suivi d’une vengeance très longtemps après est très en vogue cette année. Après l’écossais James Oswald avec « De mort naturelle », c’est au tour de l’anglais Tony Parsons d’exploiter le filon avec ce titre et la même réussite, deux très grands romans ! Des découvertes pour bien terminer l’année !
    En prime pour moi, une balade dans certains quartiers de Londres où j’ai travaillé durant trois ans.


  • 27 octobre 2015

    Une jeune fille est violentée et agressée par une bande d’amis. Elle sait qu’elle ne va pas s’en sortir vivante. Ainsi débute Des garçons bien élevés.
    Londres, vingt ans plus tard, un banquier Hugo Buck est retrouvé la gorge tranchée à son domicile. Une inscription lissée par son meurtrier est relevée : « porc ». L’enquêteur Maw Wolfe est chargé de l’enquête. Il élève seule sa fille âgée de cinq ans qu’il considère comme la prunelle de ses yeux mais il est également un flic têtu, un peu tête brulée. Quelques jours plus tard, un SDF est retrouvé assassiné de la même façon. Forcément, il y a un lien. Le banquier et le SDF ont fréquenté la même école privée Potter's Field à l’adolescence. Tous deux ainsi que cinq autre garçons étaient très amis. Quatre hommes de ce groupe sont encore vivants et tous ont des position sociales ou politiques aisées. Qu’ont–ils faits pour être ainsi devenues des proies ?
    On n’est pas un roman policier où les rebondissements s’accumulent à chaque page mais bien plus dans une livre qui détaille la psychologie des personnages. Durant l’enquête, des fils petit à petit se tissent mais il est impossible de deviner pour le lecteur qui se cache derrière celui que l’on appelle Bob le boucher. La psychologie, les personnalités des personnages sont vraiment creusées avec un .
    Une lecture où l'auteur ne nous bouscule pas, ne nous oppresse pas et pourtant ce livre est impossible à lâcher ! Impeccablement mené avec un enquêteur terriblement humain, j’en redemande !