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Autoportrait en chevreuil

Autoportrait en chevreuil

Pouchet, Victor

Finitude

  • par (Libraire)
    14 novembre 2020

    Elias est un homme discret, secret. Lorsqu'il rencontre Avril, elle aimerait qu'il s'ouvre davantage à elle. Mais comment pourrait-il dire ce qu'a été son enfance compliquée, abîmée, lui le fils d'un magnétiseur, du "fou" du village ?
    Victor Pouchet nous offre un roman doux-amer sur l'enfance et les grands secrets.


  • par (Libraire)
    10 novembre 2020

    Fable moderne

    Victor Pouchet est un inventeur d'histoires, un créateur d'univers romanesque singulier aux apparences loufoques et insolites, un raconteur prêt à vous déstabiliser et qui fait de la monotonie existentielle et de la mélancolie un enchantement littéraire. Ce roman est unique, laisse le lecteur perplexe et surpris dans le monde inconnu des champs électro-magnétiques et l'évocation d'une enfance ratée et meurtrie par une démesure paternelle. Une narration presque douce et candide pour raconter les « trucs de l'enfance » , ceux qui font encore mal à l'âge adulte et que l'on voudrait mettre définitivement de côté. Est-il possible de guérir de son enfance ? Comment la penser et l'accepter ?


  • 30 septembre 2020

    Beau roman de formation dans le sillage d'un magnétiseur luttant contre les ondes... Littérature vs 5G ! - Guillaume -


  • par (Libraire)
    19 septembre 2020

    Le silence est d'ondes

    Voici un roman d'une grande beauté qui nous laisse très ému lorsqu'arrive le point final. On y rencontre Elias, adulte taciturne et étrange, encore tourmenté par une enfance dont il n'arrive à raconter que quelques bribes à la femme qu'il aime passionnément. Elias passe sa jeunesse auprès d'un père magnétiseur et medium, persuadé que la purification de son fils doit passer par un entrainement éprouvant mettant sa patience et son corps à rude épreuve. Puis arrive un demi-frère, le compagnon de jeu, le plus petit à protéger. Lui aussi a un don, il voit des choses. Après quelques années de complicité, Ann prend les allures du père, ses discours et ses intonations, et s'éloigne d'Elias, qui développe quant à lui une passion pour le feu... L'histoire nous est contée à travers trois voix. Il y a Elias, elliptique, dans la lune, refoulant ses blessures. Il y a Avril, l'être aimé, le rayon de soleil. Et enfin une troisième voix se fait entendre, qui vient nous ouvrir la brèche que l'on entrapercevait. Au fil des pages, on ressent toute la tendresse que l'auteur éprouve pour son personnage principal et pour les âmes accidentées qui ont le droit, elles aussi, à une deuxième chance. Magnifique !


  • par (Libraire)
    12 septembre 2020

    Ce livre est super bien

    Au commencement, il y a la couverture, un canevas hyper joli ou hyper moche selon votre année de naissance, qui ne laisse pas indifférent (quelle que soit votre année de naissance). Une fois le livre ouvert (et quel que soit votre âge), vous vous tapez avec un plaisir certain voire absolu une écriture douce, juste, poétique qui va à l’essentiel, à la rencontre d’une vie meurtrie par les croyances et l’éducation d’un père…


  • par (Libraire)
    30 août 2020

    C'est d'abord la voix d'Elias, pourtant si secret, si craintif, si imaginatif aussi pour échapper aux leçons de ce père étrange..
    C'est aussi la voix d'Avril, aimante et inquiète...
    C'est enfin celle de ce père magnétiseur, "paradoxologue"...
    Un récit très habile, prenant, particulièrement émouvant.


  • par (Libraire)
    20 août 2020

    Construit comme un triptyque, "Autoportrait en chevreuil" fait partie de ces romans sensibles et à la plume juste, dont on aimerait suspendre la lecture pour mieux en apprécier la forme comme le fond à chaque page tournée.

    Ce n'est pas tant Elias dont le portrait est dressé que celui de son père à travers lui. Ce père parlons-en : rebouteux-paradoxologue-magnétiseur-coupeur de feu, enfin, un bonhomme un étrange obsédé par les ondes et aux rituels douteux qui auront marqués sa famille.

    Le lecteur lui-même aura peur d'effaroucher Elias, cet homme-chevreuil, aux allures dégingandées, qui semble tant en retrait de lui-même et des autres; et qu'Avril, sa compagne, surnomme elle-même "Bancal Bibli".

    Ces trois voix qui se suivent, celle d'Elias tout d'abord, puis d'Avril et du père d'Elias permettront d'appréhender Elias et d'en saisir l'essence ainsi que les traumas au moment où sa vie prend un nouveau tournant.

    Même dans les aspects les plus tristes ou durs de ce roman, il émane une forme de douceur et d'empathie pour les personnages d'Elias et de son père, qui sont comme suspendus dans une temporalité qui leur appartient après l'éloignement du fils.

    On ressort de ce roman comme après une parenthèse au cours de laquelle nous aurions saisi - l'espace d'un instant - cette vision fugace d'un chevreuil dans un bois, avec tout ce que comporte de sauvage, de puissant et d'effarouché cet animal.