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    20 janvier 2019

    Après avoir été évacué du camp de Poméranie, c'est le retour en France pour René Tardi, père de Jacques. Les accès d'humeur, le réengagement dans l'armée, la naissance de Jacques en 1946, les soucis de santé de Zette sa femme, tout cela remplit les journées de René, désormais libre.

    La série de Tardi continue (tome 1, tome 2) et toujours excellente. Cette fois-ci, l'auteur s'attarde sur les années d'après-guerre, et le difficile retour au pays dans lequel le soldat prisonnier peut être mal vu, comme le perdant. René se réengage dans l'armée, part en Allemagne dans une zone gérée par la France, mal vue également puisque n'ayant pas fait beaucoup pour la victoire.

    Ces années-là ne sont pas souvent traitées dans les livres, notamment la réinsertion des combattants dans une société qui a changé et qui les voit comme des perdants. Tardi le fait très bien. Il fait dialoguer son père avec lui, enfant. Pas mal d'allers-retours dans cette histoire, absolument pas gênants pour sa bonne compréhension, et le dessin, comme d'habitude, est formidable, des lieux souvent détruits, abîmés, mais aussi en reconstruction, des personnages avec des gueules tardiennes. Enfin, rien que du bon. Chaque ouvrage peut être lu indépendamment, mais le mieux c'est de lire la trilogie entière.